À Paris aussi, c’est parti ! Samedi 22 mars, c’est dans un bar qu’a eu lieu la
troisième réunion consacrée au nouveau parti anticapitaliste (NPA) dans
le 19e arrondissement de Paris. Cette réunion avait un caractère
constituant, les 35 personnes présentes ayant décidé de lancer un
comité d’initiative NPA. Dans le 18e arrondissement, le comité
d’initiative en est à sa quatrième réunion. Dans le 20e arrondissement,
le choix a été d’entamer l’activité sur le nouveau parti par des
discussions avec les contacts de la section ainsi qu’avec toutes celles
et tous ceux qui, au fil des semaines, ont manifesté leur intérêt pour
le processus. La campagne des municipales a permis de franchir une
étape : l’adhésion au projet du NPA n’était évidemment pas une
condition pour figurer sur la liste, mais une bonne partie des
colistiers et des colistières souhaitait vivement en discuter. Une
rencontre a donc été organisée en direction de ces camarades. Elle a
permis de mettre en place un groupe afin d’organiser une première
réunion – uniquement convoquée par mail – destinée à lancer le
processus constituant dans le 20e. Elle a eu lieu le 27 mars. Le résultat a dépassé les attentes : 65 personnes, dont
une quarantaine non membres de la LCR, venues de tous horizons
(militants syndicaux, associatifs, ex-membres d’autres organisations,
inorganisés). La discussion a été extrêmement intéressante, avec
d’excellentes interventions pointant les questions brûlantes à traiter,
notamment celles de la constitution d’un projet en positif et du
fonctionnement du nouveau parti, qui doit être démocratique et éviter
les travers des organisations pyramidales. Pour résumer l’état d’esprit
de la discussion, on peut dire que, si beaucoup de questions restent à
régler, elles ne forment pas un préalable et qu’on s’y confrontera en
marchant : l’action et l’expérience permettront de créer une « culture
commune » au NPA, et non telle ou telle définition abstraite a priori. Cette conception implique qu’une fois le cadre posé
(anticapitaliste, indépendant du PS, centré sur les mobilisations), la
LCR n’impose rien et que tout se discute. La semaine prochaine, quatre
groupes définis sur une base géographique se réunissent pour
approfondir la discussion et préparer la réunion publique du 17 avril ;
une coordination d’arrondissement, avec des représentants et
représentantes désignés par chaque groupe, aura lieu la semaine
suivante.