Afin de populariser l’appel pour un nouveau parti anticapitaliste du 18e, dès lors qu’une centaine de personnes s’en étaient déjà emparé, nous avons décidé d’organiser la première apparition publique du comité d’initiative dans le 18e. C’est dans cette perspective que s’est tenue la fête de la solidarité du dimanche 15 juin. Il s’agissait de créer l’évènement au cœur d’un des quartiers les plus populaires du 18e : au croisement de la rue Doudeauville et de la rue des Poissonniers dans la Goutte d’Or. En faisant le choix d’organiser dans ce quartier un événement à la fois festif et militant – avec des concerts, des prises de paroles de représentants des luttes, des forums, des tables d’associations, etc. – nous voulions nous adresser aux habitants de la Goutte d’Or de manière différente et plus large qu’une réunion publique politique qui peine parfois à réunir les habitants de ce quartier. Les objectifs que nous nous étions fixés ont largement été atteints. Plusieurs centaines de personnes sont passées à la Fête ; les familles, les habitants et les militants du quartier de toutes origines ont occupé la rue toute la journée malgré les quelques intempéries. Nombre d’entre elles se sont arrêtées discuter aux tables.
Trois concerts (Runtime, Lavach’ et Bato Loko) ont eu lieu durant l’après-midi entre lesquels les interventions suivantes se sont déroulées : le comité anticapitaliste 18, le comité des sans papiers, Hélène et Philippe en lutte contre leurs licenciements, Génération Palestine, Hélène Franco pour Le syndicat de la magistrature, Anne Leclerc pour la PJJ, Kaméléon 91, Elodie et Rachel institutrices dans le 18ème et Philippe agent en grève des impôts.En parallèle deux forums, sur les trois initialement prévus, ont pu se tenir faute de temps et en raison de la météo. Le premier sur « Quelle résistance contre la guerre », animé par Génération Palestine et Agir Contre la Guerre, a réuni entre 10 et 15 personnes, le second sur la lutte des sans-papiers, animé par le collectif de sans-papiers du 18e, en a réuni une dizaine. Lors de ce dernier, ont été envisagées des actions communes pouvant être menées dans le 18e pour populariser la lutte des sans-papiers. Cette expérience a permis à la fois de renforcer la cohésion des militants du comité d’initiative du 18e et d’entraîner autour d’eux ceux qui ont participé à l’organisation de la fête. Le groupe Runtime nous a, par exemple, proposé de participer au festival de musique qu’ils organisent à la rentrée. Outre les personnes et associations venues tenir une table ou intervenir, durant la préparation de la fête les contacts pris avec plusieurs associations ont révélé un intérêt pour le NPA et si ces associations ne pouvaient pas venir tenir une table le 15 juin des bénévoles et salariés sont venus individuellement à la fête.Pour l’occasion nous avons imprimé un 4 pages comprenant l’appel du 18e, la liste des signataires à jour, l’argumentaire pour la régularisation de tous les sans-papiers et un agenda appelant à participer aux prochaines réunions des comités de quartiers et du comité d’arrondissement. 800 4 pages ont été distribués durant la journée, environ 10 personnes ont signé l’appel et une dizaine d’autres ont laissé leurs contacts pour être tenues informées des activités du comité d’initiative du 18e. 121 badges Anticapitaliste et NPA, réalisés pour financer la fête, ont été vendus. La recette de la vente de nourriture et de boissons couplée à celle des badges revient à 383 euros. Nous avons même réalisé un bénéfice d’environ 100 euros. Merci à tous ceux qui ont participé à cette journée.