Camarades, Paris sera bientôt assiégé ! Que faire contre le projet Paris forteresse ultralibérale de Delanoé ?...

CAMARADES, PARIS SERA BIENTÔT ASSIEGE !

 

 

A l’aube du 3ème millénaire, l’évolution urbaine de Paris doit se faire, ne peut que se faire, et elle se fera. Mais dans quelle direction ?

 

De la part du nouveau petit pape ambitieux du libéral-socialisme, Mr Delanoé, il n’y avait pas de surprise à attendre. Et en effet : le projet de Delanoé pour Paris, loin de mettre en œuvre une vision d’avenir de solutions d’innovation sociale, de réappropriation de l’espace urbain pour le bien de la population, de réorganisation écologiste pour l’après-bagnole et l’après-pétrole, ne traduit qu’une concurrence à l’identique des projets de Sarkozy pour la Défense. En clair : Paris hôtel de luxe ultramoderne pour les plus riches multinationales de la planète.

 

La démarche ne diffère que sur deux points de celle du petit président sans scrupules : à côté du gros du projet, massivement dédié au capitalisme triomphant sous forme de dizaines de milliers de mètres carrés de bureaux parmi les plus « hype » et les plus chers du monde, une poignée de réalisations secondaires de bien moindre envergure à alibi social (des tours de moins de 50 mètres de logements sociaux, dont la justification en termes d’espace gagné est discutable, puisque comme le dénonce l’adjoint Vert de la Mairie de Paris Denis Baupin, les tours exploitent une densité inférieure d’espace, par rapport aux constructions haussmanniennes, dans la mesure où elles ne peuvent être entourées d’autres constructions…) plus une pincée d’implantations de crêches et de rares « services », qui ne représenteront pas 2% des espaces, le reste accueillant naturellement les sièges sociaux des plus offrants. Les hôtels de luxe (comme dans le projet Levallois, signé Balkany) et les commerces haut-de-gamme (toujours Levallois-Balkany) trouveront leur compte sur cette lancée. Nous aimons l’architecture moderne, là n’est pas le problème : L’aménagement de Paris n’est pas une question de formes, pour ses habitants, mais de fonction, et au fond bien entendu, de philosophie et de politique. On peut flasher sur les tours de Jean Nouvel, et ne pas vouloir de 6 écrasantes sentinelles du grand capital cernant l’horizon d’un Paris abandonné à l’hégémonie des grandes puissances financières mondiales, avec bien sûr leurs immenses espaces inaccessibles à la population voire à la puissance publique, leurs services d’ordre privés dûment relayés par une double ration de flics, et l’inévitable flambée des prix de toute l’activité commerciale alentour, qui ne manqueront pas d’accompagner le tout et d’annexer l’espace parisien.

 

Ne laissons pas les écologistes minoritaires à la Mairie de Paris s’opposer seuls à ces projets de pharaons capitalistes !

 

LES COMITES PARISIENS DU PARTI ANTICAPITALISTE REVOLUTIONNAIRE DOIVENT SE MOBILISER ET INTERVENIR DANS LE DEBAT SUR L’AVENIR DE PARIS !

 

Des dizaines de milliers de mètres carrés de bureaux réservés aux plus puissantes multinationales de la planète ne seront pas seulement un changement de décor, comme voudraient le faire croire les architectes, si talentueux soient-ils – et qui, comme les scientifiques, sont ultralibéraux dans une société ultralibérale, antisociaux dans une société antisociale, et morbides dans un projet de société morbide – mais bien la fondation dans la pierre, le paysage et le ciel de Paris, du nouvel ordre mondial.

 

Camarades, leur Paris sera tout sauf le nôtre.

 

QUAND SE DRESSERONT LES MIRADORS HYPNOTIQUES DU GRAND CAPITAL, IL SERA TROP TARD POUR LES PARISIENS…

 

Rejoignons les Verts de Paris dans leur opposition au projet libéral-socialiste mégalomane de Delanoé ! Opposons-lui une vision d’un Paris dédié à ses habitants, social, écologiste, porteur des solutions d’avenir de l’après-bagnole, de l’après-pétrole : pour des constructions exclusivement consacrées au logement social et aux services publics, pour l’aménagement des voies sur berges et du périphérique en faveur de la socio-écologie, des transports en commun du futur et de la circulation piétonnière, pour la création de nouveaux espaces de vie commune, pour le développement durable des espaces verts…

 

L’AVENIR SE JOUE DEJA, ICI, TOUT DE SUITE. NE L’ABANDONNONS PAS AUX APPRENTIS-SORCIERS ULTRALIBERAUX DE L’URBANISME MERCANTILE ANTISOCIAL ! PARIS C’EST NOUS !

 

renaud, 

partisan du Comité pour un Parti Anticapitaliste Révolutionnaire

De Paris 18ème

 

 

Commentaires

hummm. Je crois qu'il y a

hummm. Je crois qu'il y a deux problèmes relativement distincts dans ce projet d'urbanisme orchestré par le libéralisme. L'un est pratique etl'autre théorique. 1/ Quel sont les moyens effectifs de luttes contre celui-ci? On peut alors penser en vrac aux moyens de pression, à l'information de la population des alentours, à la médiatisation à plus grande échelle. On peut également réflechir à d'éventuels jeux d'alliance politique ( bouh, le gros mot) avec les verts qui ont au moins manifesté certains doutes. Ici, pour répondre à la défiance mérité qu'inspire les élus de ce parti, il convient de rappeler que les militants, eux, sont géneralement bien plus sincères dans leur convictions. Je crois même que pour la grande majorité, nous chassons sur les même terres et que nous devrions penser à une communication particulière. Enfin, ça n'engage que moi. Je n'ai hélas aucune compétance dans la lutte de terrain. 2/ Les projets urbansite et architecturaux de grandes ampleurs posent un problème plus général qu'il faudra, un jour ou l'autre discuter. J'aime Paris, et notamment pour sa richesse en oeuvres pharaoniques (tour Eiffel, louvre, invalides, sacré coeur, notre dame... c'est sans fin). Ces oeuvres d'art de l'humanité, ces traces explicite du génie et de la grandeure humaine ont également toutes étés l'expression, à leurs époques, de l'oppression, de l'exploitation et, au moins d'un budget dévolu au grandiose plutôt qu'à l'amélioration objective de la qualité de vie des habitants. C'est aussi la question que pouvait poser la construction de la fameuse "vitrine du socialisme" russe. Une façon d'y réflechir peut être inspirée des "villes lentes" qui refusent le développement à l'infini et exponentiel des cités. Mais je dois admettre que j'aime vivre dans une grande ville. Mais ce n'est pas parce qu'un problème est ardu qu'il faut s'en éloigner, au contraire. Thomas, nouveau venu....

Salut, Je suis d'accord que le NPA parisien se

Salut,

Je suis d'accord que le NPA parisien se bouge pour dénoncer le plan urbain de Delanoé qui va encore asphyxier un peu plus notre air parisien.
De retour de Berlin, je peux vous raconter ce qui se passe la-bas. Un collectif s'est mis en place pour lutter contre un énorme plan d'urbanisation visant à submerger la berge de la Spree (équivalent de la Seine). Les politiques en place mettent en avant la vision un peu vieillote de Berlin face au reste du monde et parlent de modernité et source de profit "à la ville" si des buildings remplacaient les jolis chemins de verdure qui entourent la Spree.
Bref, ce collectif a collé des tracs dans toute la ville, fait un squat sur la berge de la Spree super clean avec du sable des cocotiers, a organisé des concerts pour faire venir les gens et les sensibiliser, a fait des courts-métrages sur le net... J'ai vu des voitures avec haut-parleurs dans la ville pour sensibiliser les gens, des drapeaux "Spree uber fur alle " (les berges de la Spree pour tous) se balancant sur les fenêtres des maisons.
Résultat: un réferendum a été proposé sous la pression du collectif et 80% des gens ont dit non à ce projet, les politiques sont donc coincés au moins jusqu'aux prochaines élections selon le collectif.

Comme NPA est un vrai parti écolo, à nous de faire des propositions pour faire disparaitre la bagnole et redonner la ville à ses habitants...

Chère Ami(s) camarade(s) vert ,ect ... Je rigole

Chère Ami(s) camarade(s) vert ,ect ...

Je rigole jaune quand je te lis ,rien d'irrespectueux .
Pour ce qui est du capitalisme ,les verts ne sont pas mal ,non plus .
Renseigne toi au prés de tes élu(e)s parisien !!!

Cordialement

Tu as raison, c'est pourquoi on ne milite pas

Tu as raison, c'est pourquoi on ne milite pas pour les Verts.
Seulement eux sont à la Mairie, et pas nous, et il se trouve qu'ils sont les seuls dans le paysage à avoir ouvert leur gueule contre le projet, et tenté de sensibiliser l'opinion dans les médias (cf Le Parisien).
Or il y a urgence.
La question est de savoir si on se mobilise ou non contre le projet, si on laisse faire ou pas, avec ou sans les écolos patentés.
Et je répète que ce qui est en jeu d'après moi, ce n'est pas une question écologique, ni d'esthétique du décorum, mais une orientation socio-politique et la matérialisation radicale (monumentale même) concrète et symbolique d'un choix de société que nous combattons.
On voit d'ailleurs à quel point le PS libéral-socialiste et la droite s'accordent sur l'essentiel ici.
Pardonnez, camarades, tout malentendu dans la formulation "à chaud", mais passons si vous le voulez bien, rapidement et efficacement, au débat concret.
Si les comités anticapitalistes parisiens ne le font pas, qui le fera ?
Et on en revient au point de contexte : ne laissons pas les Verts seuls sur ce coup-là.

Bon on s'est expliqués avec Julien. Celui-ci

Bon on s'est expliqués avec Julien. Celui-ci trouvait, avec raison, que je n'ai pas le droit de signer mes bafouilles au nom de tous en les faisant suivre par la mention "Comité machin du 18..."
Je comprends qu'on puisse être très sensible à ce genre de détails, quand on s'investit sincèrement dans un truc où l'on place beaucoup d'espoirs. Je suis aussi comme ça.
Je veux seulement t'expliquer, Julien, que si mes textes sont signés NPA, c'est parce qu'ils sont souvent destinés à essayer de ramener vers nous des gens dont je connais bien le style de sensibilité militante, et que c'est effectivement au NPA que j'aimerais qu'ils s'intéressent, non à moi-même.
Mais bon, tu as raison de toute façon.
Je vais rectifier mes trucs et les faire suivre de la mention "Rocco S. du comité machin du 18..."
Eh oui vous m'avez tous reconnu à présent.

totalement d'accord avec renaud sur le fond ,

totalement d'accord avec renaud sur le fond , mais une discussion interne doit d'abord lieu .
et puis je savais pas qu'on s'appelait un nouveau parti anticapitaliste révolutionnaire...

Loin de moi toute polémique inutile, mais

Loin de moi toute polémique inutile, mais j'aimerais bien savoir d'où émane ce texte anonyme qui usurpe la signature du comité pour un NPA du 18e alors qu'il n'a pas été discuté ou validé de façon démocratique par le comité - hormis par son auteur.
D'autres textes en circulation sur ce site revendiquent la signature du comité pour un NPA du 18e sans qu'il n'y ait eu discussion ou validation sur le contenu.
Je n'ai pour ma part aucune intention de rejoindre les Verts de Paris, dont il y a tout lieu de penser, en dernière instance, qu'ils partagent le projet social-libéral de Délanoë.
Merci de respecter les débats et les rythmes de discussion.
Julien

Les copains, merci d'abord de lire ce qui

Les copains, merci d'abord de lire ce qui s'écrit sur le site de notre comité: y en a au moins deux qui suivent... je blague.
cher Julien ce texte lumineux émane de ma colère.
Il s'agit d'une réaction à un article sur le vote du projet paru tout simplement dans le Parisien.
Il contenait une intervention de Denis Baupin, adjoint Vert à la mairie, pour les questions "développement durable".
ce dernier s'insurgeait contre le projet, regrettant l'impuissance des Verts, minoritaires, à s'y opposer efficacement.
Cher Julien, tu n'aimes peut-être pas mon texte, écrit certes à la va-vite, ni tous ceux que j'ai mis sur notre site. (quand tu veux savoir qui écrit quoi, tu t'identifies et tu vas dans "dernières contributions" ou tout est dit)
Mais il me semble que nous sommes un petit peu concernés par le problème, et son traitement socialiste.
Alors moi, effectivement, puisque j'en ai encore le droit, je m'exprime.
Le NPA est pour l'instant ouvert à toutes les voix militantes qui veulent lutter. Pour ma part, je crois le faire certes avec ma radicalité, mais dans le sens qui est encore le nôtre. Mes textes n'engagent que moi, mais ils sont AUSSI une voix du parti puisque celui-ci n'existe que par la diversité de ceux qui veulent le mener quelque part.
Par contre, si ma voix suscite des réactions, voire un débat, sachez chers camarades que c'est là l'unique but recherché.
J'aimerais vraiment que le problème posé par le Paris libéral de Delanoé soit l'objet d'une mobilisation de notre part, car qui le fera sinon nous ?
En ce qui concerne les Verts, dont je précise qu'ils ne semblent pas particulièrement choqués par l'aspect du problème qui moi m'a alarmé, à savoir la monopolisation de l'espace urbain, tant symboliquement que concrètement (ce qui est la même chose), par les grands capitaux qui viendront se vautrer dans les bureaux terrasses hype de chez hype de la future skyline, je voulais juste dire qu'ils sont les seuls à avoir réagi, vu que l'UMP et le PS sont totalement sur la même longueur d'ondes sur ce genre de questions.
Alors effectivement, j'espère vivement à n'être pas tout seul en colère.
C'est ce que je recherche en participant depui trois mois au parti anticapitaliste révolutionnaire, que j'appelle comme je veux vu que que chers amis je n'ai ni dieu ni maître.
Place au débat collectif donc, j'espère que tu seras entendu Rafik, car pour moi l'heure est grave...
Mais si Julien ressent la moindre frustration à la lecture de textes qui se revendiquent effectivement anticapitalistes et révolutionnaires, (sans présumer d'ailleurs de leur perfection, je ne suis pas un génie, la colère, juste la colère) je pense qu'il n'a qu'à se soigner de la même manière que moi : en s'exprimant.
A bientôt camarades.

Les copains, merci d'abord de lire ce qui

Les copains, merci d'abord de lire ce qui s'écrit sur le site de notre comité: y en a au moins deux qui suivent... je blague.
cher Julien ce texte lumineux émane de ma colère.
Il s'agit d'une réaction à un article sur le vote du projet paru tout simplement dans le Parisien.
Il contenait une intervention de Denis Baupin, adjoint Vert à la mairie, pour les questions "développement durable".
ce dernier s'insurgeait contre le projet, regrettant l'impuissance des Verts, minoritaires, à s'y opposer efficacement.
Cher Julien, tu n'aimes peut-être pas mon texte, écrit certes à la va-vite, ni tous ceux que j'ai mis sur notre site. (quand tu veux savoir qui écrit quoi, tu t'identifies et tu vas dans "dernières contributions" ou tout est dit)
Mais il me semble que nous sommes un petit peu concernés par le problème, et son traitement socialiste.
Alors moi, effectivement, puisque j'en ai encore le droit, je m'exprime.
Le NPA est pour l'instant ouvert à toutes les voix militantes qui veulent lutter. Pour ma part, je crois le faire certes avec ma radicalité, mais dans le sens qui est encore le nôtre. Mes textes n'engagent que moi, mais ils sont AUSSI une voix du parti puisque celui-ci n'existe que par la diversité de ceux qui veulent le mener quelque part.
Par contre, si ma voix suscite des réactions, voire un débat, sachez chers camarades que c'est là l'unique but recherché.
J'aimerais vraiment que le problème posé par le Paris libéral de Delanoé soit l'objet d'une mobilisation de notre part, car qui le fera sinon nous ?
En ce qui concerne les Verts, dont je précise qu'ils ne semblent pas particulièrement choqués par l'aspect du problème qui moi m'a alarmé, à savoir la monopolisation de l'espace urbain, tant symboliquement que concrètement (ce qui est la même chose), par les grands capitaux qui viendront se vautrer dans les bureaux terrasses hype de chez hype de la future skyline, je voulais juste dire qu'ils sont les seuls à avoir réagi, vu que l'UMP et le PS sont totalement sur la même longueur d'ondes sur ce genre de questions.
Alors effectivement, j'espère vivement à n'être pas tout seul en colère.
C'est ce que je recherche en participant depui trois mois au parti anticapitaliste révolutionnaire, que j'appelle comme je veux vu que que chers amis je n'ai ni dieu ni maître.
Place au débat collectif donc, j'espère que tu seras entendu Rafik, car pour moi l'heure est grave...
Mais si Julien ressent la moindre frustration à la lecture de textes qui se revendiquent effectivement anticapitalistes et révolutionnaires, (sans présumer d'ailleurs de leur perfection, je ne suis pas un génie, la colère, juste la colère) je pense qu'il n'a qu'à se soigner de la même manière que moi : en s'exprimant.
A bientôt camarades.